lundi 26 janvier 2015

Lundi 26 Janvier 2014 ~

<<.. Et le combat des autres ? ..>>

Aujourd'hui j'ai décidé de vous parlez d'un autre combat que le mien. 
Celui d'autres couples qui eux aussi sont en PMA, mais pour des raisons différentes, avec une attente bien différente, mais au but qui nous est commun : devenir parents

Il y a quelques mois j'ai rencontré sur Instagram une femme adorable, avec un problème différent du mien. Elle est ménopausée précocement. La médecine d'aujourd'hui a bien une solution pour l'aider : une FIV. Mais pas n'importe laquelle, n'ayant pas de réserve ovarienne elle est obligée de faire appel à un don d'ovocytes

Alors aujourd'hui je souhaite vous parlez de ça : le don d'ovocytes

Un ovocyte c'est quoi ? C'est l'œuf de la femme, le gamète féminin (= équivalent au spermatozoïde de l'homme). Chaque femme possède une réserve ovarienne, contenant des folicules contenant les gamètes. Pour être "utilisable" il faut que le follicules arrive à maturité pour libérer un ovocyte (et là on rejoint mon problème). Et pourtant certaines femmes n'en ont pas, ou plus. Et dans ce cas là, la seule chose qu'il reste à faire pour avoir un enfant "naturellement" c'est de recevoir un ovocyte

Il faut savoir que chaque femme X ou Y peut donner des ovocytes, les seules conditions étant : 
* être en bonne santé 
* avoir moins de 37 ans
Jusqu'à hier je croyais qu'il fallait également avoir déjà eu au moins un enfant, mais face a la pénurie de don cette condition a été supprimé. 

Comment faire un don ? Comment ça se passe ? 

Pour les grandes lignes, il suffit de signer un accord de don, avec votre accord, mais également celui de votre conjoint
Pour ce qui est de la partie "physique" une stimulation suffit. 
Alors là tout de suite ça fait peur "quoi ?! Mais comme toi ?! Mais ça fait mal.. J'aime pas les piqûres". C'est généralement ce qu'on répond. 
Alors déjà sachez que PERSONNE n'aime les piqûres, nan sérieusement je vous met au défi de trouver quelqu'un qui aime ça. Je n'aime pas, j'y suis habituée c'est différent. Ça fait mal ? Oui un peu c'est une piqûre mais franchement l'aiguille est microscopique ! Et enfin oui, on stimule, comme pour moi, mais à une dose beaucoup moins importante. On ne vous demande pas de donner 40 folicules d'un coup. On peut stimuler de manière beaucoup plus légère. Si je suis stimulée si fort c'est uniquement pour mettre plus de chance de notre côté et parce qu'après une stimulation comme celle là on ne peut pas recommencer avant trois mois, seulement quatre procédures de fiv sont prises en charge par la sécu, bref nous on est obligés, c'est différent. 
Vous voulez même un point positif de ces stimulations ? Si vous souhaitez un deuxieme enfant (par exemple) sachez que ça augmente la fertilité ;-) 



Comme l'a si bien dit Anne Sophie (du blog "un don d'amour" ->> http://un-don-damour.over-blog.com ) c'est comme donner son sang finalement. Quand vous donnez votre sang, un organe, vous vous en fichez de ce qu'il devient ? Alors qu'il contient une partie de vous, là c'est pareil. Certes c'est une partie "génétique" mais ce ne sera jamais votre enfant... Il sera fécondé avec le spermatozoïde du conjoint de la receveuse, et porté par cette femme, pas vous. Ce n'est pas votre enfant et ça ne le sera jamais. Ce n'est pas la même chose qu'un don d'embryon, où là on donne un oeuf fécondé de votre conjoint et vous. C'est juste une cellule
Pensez également à la receveuse, qui elle, saura toute sa vie que son bébé n'aura pas de génétique de son côté. Finalement c'est son bébé, mais sans ses gènes, et pour en arriver à accepter le don d'ovocytes, croyez moi qu'il faut travailler un long moment sur soi. Ça ne se fait pas en un jour. 

Cette cellule fabriquée par votre corps (comme le sang, la transpiration, les hormones,...) pourrait changer la vie d'un couple.

Vous avez peur du devenir de cette cellule qui contient une partie de vous ? Sachez que ça ne va pas a n'importe qui, pour accepter de recevoir un don d'ovocytes il faut en être capable et ce n'est pas le premier fou du coin qui le pourra. Ce sont des démarches, du courage, de la force, et tout un tas d'autre qualités qui sont nécessaire. 
Mais dans tous les cas, ce ne sera jamais votre bébé. 
Le don d'ovocytes est anonyme, que ce soit la donneuse ou la receveuse. 

Vous vous inquiétez pour le tarif ? 0€ ! Tout est pris en charge par la sécurité sociale ! 

Et réfléchissez deux minutes... Si moi je me pique chaque soirs depuis plus d'un an pour avoir un enfant (et surement pour un deuxieme, un troisième), vous ne pouvez pas vous piquer (ou vous faire piquer) pendant dix jours de votre vie ?

Parce qu'on me posera surement la question : OUI je ferais un don d'ovocytes. A l'heure actuelle ça m'est impossible car on est encore pas sûr de la qualité des miens (suite aux échecs depuis ma fausse couche, des simulations, des inseminations), pour le moment j'en ai donc besoin pour avoir mon enfant. Mais dès la fin de ma grossesse, dès que j'aurai mon bébé dans mes bras, vous pouvez être sûrs que je le ferai, et ce plus d'une fois ! 

Allez réfléchissez y, regardez vous, regardez vos enfants, chaque femme n'a t'elle pas le le droit de connaitre ce bonheur ...? 



Pour plus d'informations : 
* Blog d'Anne Sophie qui en parles bien plus en détails ! (http://un-don-damour.over-blog.com) 
* Site du don d'ovocytes (http://www.dondovocyte.fr) 
* Prenez ne serais ce que 5 minutes pour y réfléchir sérieusement et vous renseignez
* Le don d'ovocytes peut être annulé à tout au moment jusqu'à son utilisation

dimanche 25 janvier 2015

Dimanche 25 Janvier 2015

..Absences... 

Encore une bonne semaine que je ne suis pas passée par là, que je n'ai pas écrit d'articles... 
Je ne sais si j'en ressens moins le besoin, ou si c'est parce que je sais que maintenant beaucoup de personnes de mon entourage peuvent lire mes articles. 

Il y a quelque part de la gêne à l'égard  des gens de mon entourage. Ce n'est pas que je suis contre le fait que vous lisiez mon blog mais du coup ça me "perturbe" un peu que chaque personne puisse connaitre mes plus profondes pensées. J'avais pris l'habitude de m'enfermer dans ma bulle, dans mon petit monde bien à moi, où je pouvais dire, montrer, et faire tout ce dont j'avais envie car j'avais cette barrière de l'inconnu. C'est tellement plus facile de se confier à des personnes qu'on ne connaît pas vraiment, des personnes qui nous connaissent sur les réseaux sociaux mais pas dans la vraie vie. Ou alors qui nous ont d'abord connus là avant de nous rencontrer. Certains ne comptendront pas, d'autres oui surement. 
Maintenant que ce monde là est ouvert à mes connaissances, à mes amis, à mes proches, qu'ils connaissent l'existence de tout ça je ne me sens plus "libre" de tout. Que ce soit sur Instagram ou sur mon blog.
  C'est difficile d'exprimer ce sentiment, ce n'est pas vraiment de la gene, mais je ne saurais pas l'expliquer autrement
Peut être Parce que finalement on s'expose aux regards de nos proches, celui qui finalement est le plus blessant de tous, et qu'on a cette peur d'être blessé, d'être jugé
Encore ce matin je me faisais la réflexion : j'ai un petit soucis gynécologique, il y a deux mois en arrière j'aurai librement posé la question sur mon instagram avec un post dédié et chacune aurait pu donner son avis et m'aider. Aujourd'hui je n'ai pas réussit Parce que je sais que telle et telle personne me suive et qu'elle pourrait voir ce post.. Je ne me vois pas parler de ça avec eux, je sais que je les fréquente et qu'ils pourraient y m'en reparler de vive voix ce que je ne veux pas. 

Alors je ne sais plus quoi faire, passer cette barrière en me disant qu'ils ne m'en reparleront pas, qu'ils ne jugeront pas. alors que je ne suis même pas sure qu'ils prennent mes posts en compte au même compte que mes abonnés du même monde que moi. Ou alors je les supprime ? Mais dans ce cas je ne laisse de côté mon combat pour faire connaitre l'infertilité et la pma.. Ou alors je creer un nouveau compte bien plus personnel dont je ne laisserai l'accès qu'aux abonnés avec qui j'ai créé des liens, et dans ce cas c'est pareil, je "cache" mon quotidien aux autres alors que je me bats pour le faire connaitre... Mais d'un autre côté je parlerai beaucoup plus librement, comme avant.
Ou alors je vous demande simplement, à vous proches, et amis, connaissancesfréquentations de tous les jours dans la vie, de prendre ce compte et ce blog avec le maximum de respect. De comprendre que je vous laisse entrer dans mon monde, dans mon journal intime. Et qu'il ne faut pas m'en reparler en dehors. Je ne vous dit pas de ne plus me parler de la pma, juste de pas faire de commentaire en face à face de ce que je peux dire, faire, ou poser comme question. Parce que je n'en ai pas envie. Je vous laisse accès à mon intimité la plus profonde, et ça j'aimerai que ce soit respecté. Que vous n'en parliez pas autour de vous, pas de ce que je publie ici, là bas.. Que j'oublie que vous êtes là. Ce message ne s'adressera pas à tout le monde puisque beaucoup le font déjà, ils sont là mais s'accorde aux autres  et pour ça je vous en remercie

Mais je pense aussi que l'absence sur mon blog est due au fait que j'en ai moins besoin, depuis que j'ai laissé mon ange s'envoler en paix je me sens moi-même plus sereine et j'ai moins besoin d'écrire. Alors je n'écris plus ce journal un jour sur deux mais juste quand l'envie m'en vient.

J'espère que vous continuerez de me lire suand meme et que malgré mon absence ce blog et mon parcours continuera d'aider des gens, des couples, des femmes. 

Je vous embrasse et je vous dis à tres bientot, 
Anne.

dimanche 18 janvier 2015

18 Janvier 2014 ~

((.. Traitements et Appréhension ..)) 

Je vous ai posté il y a quelques jours une photo de mon traitements puisque j'arrivais en "étape 3" : les stimulations. 
Je vous avais dit que j'appréhendais un peu et aujourd'hui je vous explique un peu plus pourquoi. 



Cette étape de stimulation est plus qu'importante. Autant les deux premières étapes etaient simples : prendre des gelules ou des pilules comme indiqués, dans "tous" les cas où presque aucun risque que ça foire. Mais là, les stimulations, si ça foire tout est fini, ce sont les stimulations qui décideront de la suite, et c'est là que le stress commence a monter, Parce qu'on a conscience de ça, et qu'on sait que tout peut se terminer avant même d'avoir réellement commencé. 

Et si j'ai "tant" d'appréhension par rapport à ça, par rapport au fait que ça s'arrête, c'est parce que je l'ai déjà vécu, et ce plus d'une fois. Et la première fois c'était il y a un an, en Janvier 2014 quand on commençait notre parcours de pma, notre tout premier cycle de stimulations simple. 
Donc forcément côté date ça n'aide déjà pas. Pour vous expliquez un peu plus : le tout premier cycle de pma etait donc une stimulation simple. On a donc commencé fin décembre, premiere echo de contrôle, le traitement faisait à peine effet, on a continuer un peu plus.. Deuxieme echo peu d'évolutions... On augmenté encore un peu, troisieme echo toujours pas beaucoup d'évolution, on a augmentéles doses, et à la quatrième echo : Sur Stimulations, mes follicules avaient tous grossit d'un coup on a du tout arreter. Alors certes, ce n'est pas grand chose, mais quand vous commencez la pma avec tellement d'espoir rt qu'au premier cycle vous devez déjà arreté en plein milieu ça fait mal, et c'est très dur de  redescendre surtout quand on y est pas preparé. Je ne dis pas que les autres fois ont été plus simple mais au moins on avait conscience du risque. Et ça c'était donc il y a un an. 

Deuxieme raison de mon appréhension c'est la molécule que j'utilise actuellement, celle présente dans le GONAL F. C'est cette molécule que j'avais utilisé il y a un an et qui m'avait donc fait ça. Pour les autres stimulations et inseminations nous étions passés à une autre qu'on trouvait dans le MÉNOPUR utilisé jusqu'à présent. Alors forcement, pour moi, j'utilise un traitement qui n'avait pas fonctionné. Pourquoi ´est ce qu'il fonctionnerait maintenant ? 

Et c'est là que je me rend compte de l'avancée que j'ai faite. Du travail sur moi que je fais depuis plus d'un an maintenant. Forcement j'appréhende, bien sûr, quoi de plus normal ? J'appréhende mais je n'ai pas la pression non plus, j'ai l'impression de passer à côté de tout ça, de laisser faire, et puis "on verra bien" même si je sais par avance que si tout devait s'arrêter je le vivrais vraiment très très mal (encore une fois). Je regarde, je fais, j'observe mais j'ai toujours ce sentiment que ça ne marchera pas, qu'il va se passer quelqe chose avec le gonal f. C'est comme une évidence à laquelle je suis préparée alors que peur etre tout ira bien. 
Et là où j'ai travaillé sur moi et que je m'en suis rendue compte, c'est que j'arrive maintenant a "relativiser" tout ça, à positiver en fait. Je me dit que si je souhaite comparer autant le faire correctement. 
Certes le gonal f c'est le même traitement qu'il y a un an, certes c'était la même période (début d'année), le même mois, et c'était également un tout nouveau traitement. MAIS ce n'était pas dans le même sens, puisqu'aujourd'hui le but est de me sur stimuler. Nous ne sommes plus sur un objectif d'un an deux follicules mais d'une quinzaine.  En plus de ça, mon cycle avait commencé le 25 décembre, là il a commencé le 12 Janvier. Les stimulations sont donc en décalage. Et en plus maintenant, j'ai mon DPB (Doudou Porte Bonheur) toujours avec moi. Et pour que ça marche il suffit de pas grand chose : y croire. 

J'ai douté de la "capacité" de ce doudou (pourtant choisis par mes soins) a "porter bonheur" et finalement quand on y réfléchit je me dis que si. J'ai pu commencer les fiv, j'ai eu mes regles en temps et en heure, un rdv avec le biologiste super bien passé, une discussion avec ma Gynéco parfaite, une echo mauvaise mais avec une issue positive... "Doudou" était toujours là. Et je suis sûre que c'est parce que j'y crois. Essayez de croire que l'objet de votre choix vous portera chance, vous trouverez toujours quelque chose pour vous prouvez que si vous y croyez ce sera le cas. Ça parait bete mais je vous promet que ça marce. Et en plus de ça, ça vous aide à positiver et accepter les choses un peu mieux. 

J'avais décidé de faire un montage avec toutes vos photo #croisonspouryoannr, je ne sais pas encore comment je vais le faire. Mais toutes vos photos sont dans mo telephone, et mon telephone est toujours avec moi. Je suis sûre que ça joue aussi. En tout cas, moi j'y crois. 

Par contre j'ai l'impression que ce rêve ne deviendra jMais réalité, j'ai l'impression que plus jamais je ne verais sur une feuille un autre résultat que "< 5" ça me semble tout simplement impossible, et en attendant je suis là, j'avance mais ce but je ne sais pas si je le toucherai à nouveau un jour. Et ça c'est plutot difficile à vivre en fait. Mais une fois de plus j'ai ce sentiment "d'habitude" que finalement, j'aimerai bien vaincre et faire partir, pour tout vivre à nouveau pleinement. 

mardi 13 janvier 2015

12 Janvier 2015 - (CR écho de contrôle FIV *1)

((.. Nouvelle année et toujours un corps de merde ..))


Résumons : J'avais donc commencé la progestérone le 29 Décembre pour bloquer et deplacer mes règles. J'avais même été obligée d'augmenter la dose pour vraiment les bloquer car les vilaines se faisent menaçante. Tu sais quand tu te reveilles un matin avec une énorme douleur.. 
J'ai ensuite (et finalement) arrêté la progestérone a la date prévue (le 09/01) à la base par ma gynéco, pour commencer le PROVAMES (oestrogène) qui... sert à..? à...? Non sur ce coup là j'en sais rien.. 
Je poserais la question a ma gynéco demain !

Bref' donc Lundi mes règles ont débarqués. A la base je m'étais dit que commençant le progesterone plus tot, j'allais arréter plus tôt, et commencer plus tôt, et donc avoir mes règles plus tôt ! Sur le calcul de base de ma gynéco c'était faisable, jusqu'au moment où j'ai percuté qu'il ne me fallait pas 6/7 jours pour avoir mes règles mais 3/4 à l'arrêt de la progestérone. Ca tombait donc le vendredi où elle faisait grève ou le samedi.. Et comment dire.. Je ne voulais pas prendre le risque !
J'ai donc arrêté comme prévu et mes règles sont bien arrivées selon mon calcul et non le sien, super !

BREF' donc hier matin, je sens mes règles, bah oui on sent quand ca coule... Dans la demi seconde, j'étais au téléphone avec la pma.. (intenable la fille), j'ai pris rdv et en raccrochant j'ai pleuré de joie quelques minutes et je suis allée reveiller mon mari juste pour lui dire 'j'ai mes règles !" (Je vous laisse imaginer la scène...). On va enfin pouvoir commencer plus concrètement et je vais enfin pouvoir me remettre dedans. RDV le 13/01 à 10H40.

J'arrive donc à la pma, tant bien que mal, déjà je me sentais mal : nauséeuse à cause du provames et toujours avec de la fièvre (pour celles qui n'auraient pas suivi, j'ai passé un week end au lit avec 39 de fièvre, angine, courbatures,...) et en plus j'ai fait tout un truc pour me garer. Je vous explique même si ça n'a rien à voir, mais ça va vous faire sourire un coup ;-)
De la place nul part dans le parking, pourtant bien caché, mais qui fini par être connu car ici toutes les places ou presque sont payantes, les gens recherchent donc un parking gratuit, et apparement ils l'ont trouvé... Je vois une "place" entre deux voitures où le cul de la mienne peut rentrer si je vise bien. Je fais donc mes manip, elle rentre mais je ne peux pas ouvrir la portiere, enfin si mais je ne peux pas sortir en 0,5cm d'espace.. J'aurais pu sortir a l'arrière mais je n'ai qu'une twingo c'est compliqué ! Je decide donc d'avancer ma voiture, de ne pas serrer le frein a main a fond, et une fois dehors de la pousser à la main ( je vous assure qu'une rtwingo se pousse comme un chariot de courses). Là où j'ai rigolé ou pas c'est quand elle décidé de redsecendre toute seule en avant parce le sol etait legrement en pente. Mais bon après négociation elle est plus ou moins restée à sa place. 

J'arrive donc au centre avec trois minutes de retard, et je patiente. Ma gynéco a du me prendre à 11h15 quelque chose comme ça, j'étais mal mais mal.. 
On discute un peu, je lui explique pour la progestérone, elle m'a dit que j'avais bien fait de faire ma cuisine. On s'est souhaité la bonne année, "ça pourra pas être pire que l'année dernière pour vous" chose à laquelle j'ai répondu "j'espere bien !". 
Chose qui m'a également bien fait rire, c'est quand elle m'a dit "vous travaillez là ? Toujours au même endroit ? (dèjà je pense u'elle a comprit l'ambiance du boulot, et la super direction)" et que je lui ai répondu que oui mais qu'actuellement j'étais en arrêt pendant une semaine. Sa réponse ..? "Mais qu'est ce que vous avez attrapé ENCORE ?" et là j'ai éclaté de rire ! Quand je vous dit que je ne veux pas changer parce qu'elle me connait bien !

Echo de controle : Endometre niquel, ovaire gauche niquel, ovaire droit.. KYSTE ! Je l'avais pas vu venir celui là.. .Et là dans ma tête je me suis dit que c'était mort, à ouveau trois semaines sous lutényl.. Et bien non. Très réactive, elle m'a dit que je revenais demain, s'il s'est affessé on le touche pas, s'il est toujours aussi gros, jeudi je passe au bloc "rapidement" et elle le ponctionne. "Ah ? Euh ? OK ! C'est sous anesthésie ça...?". Pas d'anesthésie, elle m'a dit que la piqure d'anesthésie me ferait aussi que la piqure pour la ponction donc autant le faire directement ! En plus ça me ferait une première approche consiente du bloc, et je ne suis pas contre !
Je suis vraiment contente qu'elle est réagie comme ça, qu'on ne perde pas encore plus de temps. Ca m'a surprise, elle m'a dit qu'on le ponctionnerait comme si je vous disais que j'allais faire pipi !
Comme elle l'a dit "pour être sures de partir sur de bonnes bases".
Mais en même temps ça m'a foutu un coup, je vais beaucoup mieux psychologiquement depuis 2015, je m'attendais un peu à ce que mon corps reparte lui aussi du bon pied, mais non, je recommence une année avec un corps chiant, mais je ne lui ai pas dit mon dernier mot. On se revoit donc demain matin à 9H30.

Dans tous les cas je continue provames jusqu'à Jeudi Soir inclus, et dès Vendredi Soir je commence les stimulations ! :D

Elle m'a également donné les rdv pour les échos de contrôle, je la revois le Mardi 20/01 à 12H30, le Vendredi 23/01 à 18H10, et le Lundi 26/01 à 16H30 (je note les horaires ici comme ça si mon iphone les efface j'aurai un repère !). En plus de ça j'ai également pris rdv avec l'anesthésiste, là encore pas le choix d'horaires, ce sera Lundi à 12H45. Il faut gentillement que j'appelle ma directrice pour lui dire que je partirai en pause deux jours plus tôt, elle va aimer. 
Malgré que tout soit plus concret je reste assez "terre à terre" j'ai bien conscience que tout peut s'arrêter à tout moment, même si je pars confiante grâce à vous, à ma famille et à ma gynéco

La ponction en elle même devrait avoir lui à la fin du mois, je ne donnerais pas les dates parce qu'avec mon corps c'est toujours un peu trop au feeling.. 

Elle m'a également reparlé du spermogramme de mon mari, parce qu'on avait une ordonnance pour une spermoculture dont j'avais galéré a obtenir le rendez vous au labo avce la c***e de secrataire, mais il me semblait bien avoir entendu parler d'un spermogramme, et effectivement c'est le biologiste qui nous l'avait demandé, j'avais pas rêvé ! Du coup mon mari ne l'a pas fait, mais ce n'est pas grave, le biologiste verra ça le jour même. Je lui demanderai quand même demain si elle veut que mon mari le fasse c'est encore jouable au labo autre que celui de la pma. Mais en fonction (du résultat ou du prélevement le jour même) le biologiste partira sur une FIV ICSI complète (= on met le zozo dans l'ovule) OU il fera moité moitié (classique et ICSI) car deux echecs d'IAC dans notre cas ça leur semble bizarre quans même..  Ca me rassure qu'ils prennent ça en compte.

Et enfin la gynéco est hyper gentille, nous avons trouvé une très bonne mutuelle, mais la seule chose qu'elle ne prend pas en compte ce sont les échos (remboursées a 100% de la sécu, sauf qu'avec le 100% stérilité qu'on a dèjà on aura rien de la part de la mutuelle). Du coup elle nous mettra uniquement au tarif sécu et ne prendra pas de marge ce que je trouve vraiment très gentil de sa part !
Car OUI ON PAYE notre centre de pma, car c'est un centre PRIVE. 

Voilà les filles je pense n'avoir rien oublié,
Je suis confiante, soulagée, heureuse, mais terre à terre malgré tout.

Gros bisous, 
A bientôt,
Anne

PS : Désolée pour mes Instagramettes impatientes !! ;-)

jeudi 1 janvier 2015

1er Janvier 2015 -

Une nouvelle année qui commence 

Premier jour de l'année 2015, premier jour d'une nouvelle année. Une nouvelle année que nous débutons à eux au lieu de trois, mais une nouvelle qui je l'espère se terminera à 3.

Mes traitements devaient commencer hier soir : première gélule de progestérone pour bloquer l'arrivée de mes règles. Le hic ? Les douleurs/crampes se sont manifestée lundi toute la journée, et d'autant plus le soir. J'ai du revoir mon programme, et celui de ma gynéco toute seule. Autant vous dire qu'à ce moment, tout s'est bousculé dans ma tête et je ne savais plus quoi penser, et surtout comment faire. Après un long moment de reflexion, et une discussion avec mon chéri, j'ai posé les choses clairement dans ma tête : soit j'attendais mercredi soir pour commencer au risque d'avoir mes règles et de foutre tout un cycle en l'air (donc on serait reparti pour fin janvier/débu février pour le début des traitements). Soit je faisais confiance à mon corps, je gardais confiance en moi, et je commençais mon traitement. J'ai finalement décidé de me faire confiance, mon corps ne me trahi jamais. J'ai donc pris ma première gélule de progestérone lundi. Et j'ai bien fait, depuis mardi après midi je n'ai plus de douleur. J'espère de tout mon coeur que ça va continuer comme ça, et que le progestérone sera suffisament efficace pour que mes règles n'arrivent pas à la date prévue, cad le 2 janvier, demain quoi. J'ai appelé ma gynéco mardi pour la prevenir mais elle n'a surement pas eu le temps de me rappeler... le cabinet est fermé toute la fin de semaine. J'essayerai a nouveau lundi, savoir si on avance la suite des traitements ou si on laisse comme prévu. Ma gynéco étant en grève toute la semaine prochaine, j'ai malheureusement peur de ne pas arriver à la joindre.. On verra bien, ça ne sert a rien de s'angoisser par avance.

Sinon hier on était donc le 31, mon traitement a beau avoir repris, même plus tôt, je vous avouerais que je n'arrive encore pas a me projeter. Je crois que j'y vais avec une zenattitude inhabituelle chez moi. En fait ça ne me ressemble absolument pas, et c'est ce qui m'effraye ! Je me trouve beaucoup trop zen, et peu investie pour une fille qui est suivie en pma depuis plus d'un an maintenant. Peut être que c'est ça en fait. "L'habitude" des choses peut être, ou tout simplement le fait qu'un cycle de FIV démarre avant mes règles. Ca doit être pour ça que je n'arrive pas encore à me projeter. 
Je crois que le manque d'investissement me fait encore plus peur que le reste..!

En fait non, je crois même que j'ai peur de m'investir et de retomber encore une fois. Mais comme d'habitude je finirai toujours par m'investir à 10 000% ! A mon avis, ça arrivera au moment de commencer les piqures, le stress/l'excitation qui s'engendrera avec. 
Ce sera plus concret quand je reverai ma gynéco lorsque j'aurai mes règles.

C'est vrai que c'est difficile de se projeter dans quelque chose de nouveau et qui ne nous parait pas encore concret. Les FIV c'est tellement semblable et different des autres traitements connus jusqu'à présent. C'est tellement au feeling, on sait par avance que tout peut s'arrêter du jour au lendemain. 
Ca me semble encore tellement loin tout ça.. alors que finalement le plus gros est fait, et je fais à nouveau subir à mon corps tout un tas de traitement, tout ce qui fait qu'on retrouve un espoir de finir avec un bébé dans les bras. 
Et rien qu'en en parlant ici, tout redevient concret, rien que d'écrire ça me redonne le sourire :)

Hier, nous avons fini l'année 2014, l'année à la fois la plus belle, et la pire de toute ma vie. Celle où j'ai connu ce bonheur d'être enceinte, ce bonheur d'être rayonnante, lumineuse, heureuse tous les jours, et hyper fatiguée aussi. Les deux meilleurs mois de toute ma vie sans aucun doute. Mais égalment l'année la pire, et la plus difficile
Hier cette année se terminait. Le plus dur avait été de passer la barre du 26 Décembre, date de mon accouchement. Et puis hier il a fallu tourner définitivement la page, celle de cette année 2014, la fin de l'année de ma première grossesse. 
Je me suis sentie bizarre une fois minuit passé, avec cette question qui me tournait dans la tête "Et maintenant on fait quoi ?". C'est vrai ça, j'ai passé plus de la moitié d'une année à pleurer, a penser à cette grossesse qui s'est arrêtée, à ce bébé perdu qu'on ne tiendra jamais dans nos bras. Je m'étais completement éteinte je pense.. Limite arrêtée de vivre finalement, je crois que je 'minterdisais d'être vraiment heureuse. Beaucoup se diront que c'est bête et que c'est une erreur, mais que voulez vous que je vous dise ? Que j'aurai du eclater de rire dès le 15 Mai, que j'aurai du tout effacer ? C'est tellement facile a penser quand on a pas vécu ça.  Je sais que j'ai perdu du temps, mais si finalement j'en avais besoin, je n'ai rien a regretter si ce n'est de ne pas avoir profiter du reste de ma vie et de ma famille. Mais bon, le temps ne se rattrape pas, alors je n'ai plus qu'à vivre avec. Mais je compte bien me reprendre et toute cette fin d'année m'a fait reflechir. Ce ne sera pas évidemment mais je feras mon maximum. Cela dit quand on est suivi en pma, c'est plus la pma qui gère notre vie que l'inverse. Alors j'essayerai de plus profiter. Mais hier j'ai tourné la page, j'ai dit aurevoir à cette année, aurevoir à mon bébé. Une page se tourne. Je le pleurerai encore, mais je me dois d'avancer, pour mon mari, pour lui, pour moi, et pour ce petit frère ou cette petite soeur à venir. 

Je vais arrêter cet article là pour aujourd'hui, il est bien assez long. Je ne sais pas si vous l'aurez compris à travers mes mots, mais je me sens plus sereine aujourd'hui. Sereine comme je ne l'avais pas été depuis un moment. Je lâche prise.

"Le lâcher prise. La premiere chose qu'il faut apprendre à lâcher c'est l'angoisse. Celle qui provoque en nous ce qu'on ne peut pas contrôler. Ce qui est arrivé est arrivé, alors respirez un bon coup parce que c'est ça votre nouvelle réalité. Quelque soit votre colère, votre frustration, là aussi faut apprendre à lâcher prise. On ne peut pas revenir en arrière dans la vie. Si c'était possible je retournerai au 2 mai et j'agirai différement, mais je ne peux pas. Ca ne va pas être facile parce que votre cerveau va tout faire pour continuer à vous a vous detourner de ce chemin un peu comme un cheval récalcitrant qui ne veut pas aller tout droit mais vous pouvez plus passer à côté de l'essentiel maintenant c'est clair dans votre tête vraiment. Toutes les choses superficielles dont vous pensiez avoir besoin pour que votre vie vaille la peine d'être vécue elle vous échappe la vie devient beaucoup plus basique et beaucoup plus riche. C'est vrai que les mois qui vont suivre ça fiche la trouille, je peux pas dire le contraire, même des ptits rien des fois ça fait peur de changer et là c'est pas rien. Vous aviez commencé à être une certaine personne mais un évènement pareil ça vous change profondemment. Vous êtes devenu une nouvelle personne qui est encore en devenir tant que vous n'aurez pas lâché prise vous ne réaliserez jamais votre potentiel, tout est là. Les personnes qui sont autour de moi elles ont toutes un défi particulier a relever et moi je continue à croire que les défis de ce genre permettent de faire émerger quelque chose de grande valeur et qui reste à la surface. Jamais, jamais je n'aurai eu l'opportunité de découvrir ça a mon sujet si le 2 mai je n'avais pas été là à la seconde près Alors ne vous accrochez pas à ce qui aurait pu être, accrochez vous à ce qui compte réellement." - Army Wives - Saison 2 épisode 17.


A bientôt,
ANNE.. Pour son bien comme pour le mien.